Vers l’abandon progressif de la culture cotonnière dans la zone de Lataha (Korhogo)

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Image d'archive utilisée à titre d'illustration

19 mai 2017 (lepaysan.ci) La culture cotonnière, actuellement prépondérante dans la sous-préfecture de Lataha (département de Korhogo), risque d’être progressivement abandonnée au profit des cultures de rente comme le manguier et l’anacarde d’ici à 2030.

Selon une étude diagnostic des systèmes de culture et de production menée par 45 élèves-ingénieurs de l’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de  l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, rendue publique jeudi, à Lataha, c’est la baisse de rendement des cultures de coton qui justifie cette projection.

« Nous sommes dans une phase où le coton est en pleine baisse de rendement (…) en plus de connaitre des retards de paiement, alors que l’anacarde est bien rémunéré », a avancé un de ces étudiants, lors de la présentation de cette étude, menée du 8 au 18 mai dans le village de Kohotiéri et le chef-lieu de sous-préfecture, Lataha, avec la collaboration de l’Ong Action Rurale Korhogo (ARK).

L’élevage est une seconde alternative qui s’offre aux paysans de la zone face à l’appauvrissement des sols, à l’insuffisance de la main d’œuvre, à la cherté du matériel de production et des intrants, ont par ailleurs avancé les étudiants de l’ESA.

« Ces mutations des systèmes de culture et de production comportent un risque de famine et même de rareté des aliments destinés aux bétails puisque la production vivrière va baisser, préviennent les auteurs de cette étude.

Comme solutions à cette menace de famine, les étudiants préconisent entre autres l’utilisation de semences moins exigeantes en eau, l’apport d’éléments organiques enrichissant aux sols et surtout une gestion des sols cultivables de manière à en réserver pour les cultures vivrières.

Source : AIP