Soirée Cacao BICICI à San-Pédro

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25 novembre 2016 (lepaysan.ci) Avec plus de 1,5 Millions tonnes, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Les revenus du cacao représentent environ 15 % de son Produit Intérieur Brut. Cette culture est exercée par environ 800 000 planteurs entrepreneurs qui font vivre près de 8 Millions de personnes.

La fixation du prix bord-champs à 1100F/kg a définitivement lancé fin Octobre la campagne 2016-2017 avec les enjeux tels que le réchauffement climatique, la sècheresse, l’harmattan, la déforestation,…. en toile de fond C’est dans ce contexte que la BICICI, confortée par une croissance économique Ivoirienne soutenue, a organisé le 10 Novembre 2016 à San Pedro un évènement dit « soirée Cacao » en présence de plus d’une centaine d’invités représentant l’écosystème de la filière café-cacao (Coopératives, Négociants, Traitants, Pisteurs et Producteurs, tiers détenteurs, autorité de régulation, etc.). Plusieurs thématiques ont été abordées, en particulier les menaces qui planent sur la filière Café Cacao et les outils bancaires qui facilitent la dématérialisation des paiements par les 4 intervenants représentant respectivement la BICICI, Le Conseil du Café Coton et la SODEFOR.

Après le mot d’introduction de M. Jean-Louis Menann-Kouamé, Directeur Général de la BICICI, et de M. Samir Mezine, Directeur de la Clientèle des Entreprises et Institutionnels, qui ont rappelé l’engagement de la BICICI sur le secteur Agri Business, tour à tour, les intervenants ont ensuite évoqué les trois risques majeurs indiqués plus bas. Ainsi sont intervenus M. Jean-Baptiste PANY et M. René TANO de la BICICI, puis M. Albert GORE BI, le Directeur du Centre de Gestion de la SODEFOR à San-Pédro et enfin M. Armand LIODA le Délégué régional à San-Pédro du Conseil du café-cacao.
Les intervenants ont surtout insisté sur les trois risques majeurs ci-dessous :

– Le risque de réputation qui pourrait pénaliser la filière ivoirienne du cacao si rien n’est fait, à cause surtout de l’opinion publique des pays consommateurs, défavorable face aux questions liées à la déforestation incontrôlée, au travail forcé, au travail des enfants, etc.

– Le risque environnemental induit par les cultures extensives et l’exploitation des forêts classées, des parcs et des réserves, traduits récemment par le repli des performances agricoles ivoiriennes induit par le réchauffement climatique et l’apparition de nouvelles menaces telles que les chenilles défoliatrices.

– Les Risques d’insécurité surtout durant la période des récoltes agricoles. L’insécurité en zone rurale est favorisée par la préférence des acteurs pour le règlement en espèces des transactions de commercialisation des récoltes. Cette situation entraine une circulation intense de fortes sommes d’argent en espèces et attire par cette occasion les agresseurs, faisant ainsi plusieurs victimes parmi les acteurs chaque saison, d’où la nécessité pointé du doigt par la BICICI pour dématérialiser les règlements, notamment dans la zone rurale.