Un Projet de gestion des « pesticides obsolètes » présenté aux médias

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Le Coordonnateur du PROGEP, Pr George Kouassi, micro en main

10 mai 2017 (lepaysan.ci) Le ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable et celui de l’Agriculture et du Développement rural ont initié mardi, à Abidjan, des journées d’information de journalistes, blogueurs et animateurs de réseaux sociaux sur le « Projet de gestion des pesticides obsolètes et déchets associés » (PROGEP-CI).

Lancé en février 2016, ce programme, d’une durée de cinq ans, est financé à hauteur de 6,5 milliards F CFA dont quatre milliards par la Banque mondiale à travers le Fonds mondial de l’environnement (FME) et 2,5 milliards par l’Etat ivoirien.

Le Projet de gestion des Pesticides obsolètes en Côte d’Ivoire (PROGEP-CI) a pour objectif de débarrasser le pays des stocks de pesticides obsolètes et déchets associés à inventorier et à gérer de façon respectueuse l’environnement pour la protection de la santé des populations, la conservation de la biodiversité, la réduction de la dégradation des sols et la protection des eaux.

Il vise un renforcement du cadre institutionnel et réglementaire, une réduction significative des stocks, la promotion d’alternative aux pesticides, la saine gestion des stocks de produits homologués et la destruction, par incinération, des pesticides « obsolètes » (périmés, frauduleux et interdits), dans des conditions d’hygiène respectant l’environnement.

Les pesticides regroupent les substances chimiques destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages aux denrées alimentaires, aux produits agricoles, au bois et aux produits ligneux, ou aux aliments pour animaux.

S’ils sont nécessaires, ces pesticides (insecticides, herbicides et autres fongicides) obsolètes constituent une grave menace, a prévenu le coordonnateur du projet, le directeur général de l’Environnement, Pr Kouadio George. Il a admis que les pesticides ont fortement « aidé la Côte d’Ivoire à se développer » à travers ses performances en matière d’agriculture et invité la presse à contribuer à la sensibilisation des populations et opérateurs du secteur sur l’urgence d’une utilisation responsable de ces produits dangereux.

Le directeur de la Protection des végétaux, du contrôle et de la qualité, du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Silué Gnenèyeri, a indiqué une baisse sensible de 40 à 15% des produits frauduleux dont l’entrée sur le territoire ivoirien a été facilitée par les 10 années de crise. Il a annoncé la mise en place de Comités départementaux de lutte contre les pesticides illicites, dans le cadre de la sensibilisation des planteurs, importateurs, distributeurs, utilisateurs en prélude à la phase de répression.

Les participants ont été instruits sur l’état des lieux, la législation nationale et sous-régionale, leurs impacts nocifs sur l’environnement et la santé, les enjeux et activités du PROGEP. La mise en place d’un réseau de journalistes et bloggeurs a été adoptée. Deux autres séances de sensibilisation sont prévues mercredi et vendredi.

Source : AIP

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