Le planteur clandestin écope de six mois de prison à Séguéla

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18 mai 2017 (lepaysan.ci) Le planteur Tansa Jean-Pierre qui s’était introduit clandestinement dans la forêt classée de Kani Bandama rouge, en vue d’y pratiquer la culture de cacao, a été condamné mercredi par la section de tribunal de Séguéla (Nord-ouest, région du Worodougou) à six mois de prison ferme, 250 000 FCFA d’amende et à 4,5 millions de FCFA de dommages et intérêts à payer à l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le prévenu, appréhendé le 4 mai lors d’une patrouille des agents de l’unité de gestion forestière de Foumbou, dans la sous-préfecture de Dianra, avait détruit des essences protégées de cette forêt classée pour créer une plantation de cacao d’environ trois hectares.

« Il faut décourager tous ceux qui sont dans les forêts classées. Vous qui êtes dans la salle, si vous avez des parents dans les forêts classées, dites-leur de quitter. Sinon, si on les attrape, ils iront en prison », a prévenu le juge, président de séance, qui a félicité le capitaine Mami Alphonse et ses hommes pour l’inlassable travail de protection des ultimes forêts qui restent au Nord du pays.

« Nous allons poursuivre ces actions pour amener ces populations à partir de ces forêts alors que les autochtones qui s’y trouvaient sont tous sortis », a promis le capitaine Mami, ajoutant que plusieurs réunions ont été organisées pour sensibiliser les clandestins à sortir de cet espace protégé.

Outre les peines sus-énumérées, le tribunal a aussi ordonné le déguerpissement du planteur clandestin qui se trouvait dans la forêt depuis 2010.

Le délit de culture dans les forêts classées est réprimé par des peines d’emprisonnement allant de cinq mois à trois ans et d’une amende pouvant atteindre cinq millions de francs CFA, a-t-on appris.

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