La période de commercialisation de l’anacarde favorise le retour des populations à Niakara

0
105
Image d'archive utilisée à titre d'illustration

20 mars 2017 (lepaysan.ci) La campagne de commercialisation de la noix de cajou  en cours avec une hausse du prix du kilogramme bord champ (650 FCFA) à Niakara, a engendré le mouvement de populations du Sud vers le département, a constaté l’AIP.

Des planteurs de cacao-café, étudiants, petits commerçants et professionnelles du sexe, en effet, ont abandonné leurs lieux de résidence habituelle pour investir les localités du département en vue de prendre part à la traite de ce produit agricole, qui depuis quatre ans gagne en intérêt.

Coulibaly Fangtah Élie, 59 ans, planteur de cacao-café à Soubré (région de la Nawa) et sa famille (deux femmes et quatre enfants dont l’âge oscille entre 21 et 32 ans) ont regagné Folofonkaha, 11 km au Sud de Niakara, depuis le 27 février, juste le temps de la campagne de commercialisation de l’anacarde.

« Nous avons un champ de 7 ha. Depuis trois ans, nous venons au village régulièrement dans le but de ramasser les noix de cajou pour la vente. Bien sûr, nous en profitons pour fêter la Pâques avec les parents et nous repartons dès la fin de la traite », a-t-il fait savoir, précisant qu’aujourd’hui les enjeux liés à la commercialisation de l’anacarde sont si importants que « chacun veut y voir clair désormais ».

À ce nomadisme agricole de plus en plus présent du fait de la campagne anacarde, à l’image de la famille Coulibaly susmentionnée, s’ajoute la présence de petits commerçants exerçant au Sud du pays, des étudiants et des fonctionnaires en congé annuel, venus prendre part à cette traite. Tous sont attirés par la hausse du prix du kilogramme de noix de cajou qui, officiellement à 440 FCFA/kg bord champ, a atteint 650 FCFA à Niakara et pourrait s’accroître encore.

Quant aux filles de joie, venues des grandes villes du Sud et présentes en nombre croissant dans des hôtels ou maisons en location à Tortiya, Tafiré ou à Niakara mais aussi dans les villages, elles séduisent les acteurs de la filière anacarde, participant ainsi à la campagne. Elles fixent les tarifs de leurs prestations en fonction du prix du kilogramme de la noix de cajou, indique-t-on.

Source : AIP

LAISSER UN COMMENTAIRE