Pénurie de denrées alimentaires /Les femmes du vivrier veulent relever le défi de l’autosuffisance alimentaire

101
(Image d'archive utilisée juste à titre d'illustration)

21 novembre 2016 (lepaysan.ci) Les opératrices du secteur vivrier s’engagent à mettre fin à la pénurie de denrées alimentaires sur les marchés du pays, dans le cadre d’un vaste programme d’Appui à la production vivrière et à la Sécurité Alimentaire.

Garantir la sécurité alimentaire pour pallier la pénurie des denrées alimentaires sur les marchés de la Côte d’Ivoire, est l’objectif recherché par les femmes du secteur du vivrier.

Irié Lou Colette, la Présidente de la Fédération Nationale des Commerçantes du Vivrier de Côte d’Ivoire (FENASCOVICI), à la tête d’une forte délégation vient d’achever une vaste tournée nationale dans le cadre du programme d’Appui à la Production Vivrière et à la Sécurité Alimentaire (PAPV-SA), qui l’a conduite dans les 31 régions du pays. Ce périple qui a duré trois mois, visait à sensibiliser les opérateurs du secteur, les autorités locales et les élus locaux. « On ne pouvait se cantonner à Abidjan pour prétendre parler du PAPV-SA qui est essentiellement un projet de terrain. Ce vaste projet qui s’inscrit dans notre quête perpétuelle de la sécurité alimentaire, de la lutte contre la pauvreté et également la cherté de la vie, sera exécuté dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire », a indiqué la présidente de la FENASCOVICI qui s’est expliqué sur ce projet le week-end dernier.

Selon Irié Lou Colette, le Programme d’Appui à la Production Vivrière et à la Sécurité Alimentaire est en effet un projet qui couvre toute la Côte d’Ivoire et prend en compte un ensemble d’actions concrètes pour l’appui à la production et la distribution vivrière. Il s’agit donc a-t-elle ajouté, d’une production suffisante de denrées alimentaires même en contre saison avec un système d’irrigation.

Le projet prend également en compte la formation des acteurs, l’installation des usines de traitement et de transformation. Il y a aussi des marchés modernes pour faciliter l’écoulement des productions. Des marchés avec en leur sein des banques, des infirmeries, des garderies d’enfants.

La présidente de la FENASCOVICI a fait savoir qu’il est prévu dans la mise en œuvre de ce projet, la construction d’un gros marché à Attinguié, à 30 km de l’entrée nord de la ville d’Abidjan, avec un espace de 24 hectares qui seront aménagés à cet effet comme le site de Rungis en France. « Toutes les productions passeront d’abord par les marchés locaux pour la consommation et la transformation sur place puis le reste des produits sera écoulé sur le marché moderne de gros d’Attinguié », a-t-elle précisé.

Pour relever donc le défi de l’autosuffisance alimentaire, Irié Lou Colette et son équipe sont à pied d’œuvre pour la construction de 45 marchés modernes de vivriers sur l’ensemble du territoire national, de 9 unités de transformation de manioc en pâte de manioc pour la production de l’attiéké, gari et amidon ; de 7 unités de transformation du riz paddy en riz blanchi, farine basse et son de riz ; de 5 unités de transformation de maïs; d’une unité de transformation de mangue; de 2 unités de transformation de tomates ; d’une unité de transformation de sésame; d’un parc logistique composé de camions de 3,5 tonnes, de camions de 32 tonnes et autres camions de 25 tonnes pour faciliter la collecte et le transport et l’approvisionnement des produits vivriers; de logiciels informatiques intégrés de gestion des différents flux humains, marchandises, financier et informations repartis sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Le riz, l’igname, le manioc, le piment, la tomate, le sésame, le maïs etc sont les cultures ciblées par ce projet.

La patronne du vivrier en Côte d’Ivoire a rassuré les Ivoiriens quant à sa volonté de mener la lutte contre la pauvreté et la pénurie alimentaire. « Nous n’avons aucune crainte de mener ce programme à terme. Ce projet qui va au-delà de la Côte d’Ivoire est pour nous le couronnement des nos actions entreprises depuis notre entrée dans le secteur du vivrier », a-t-elle conclu.

Source : Le Quotidien d’Abidjan