Les pays de l’UEMOA réfléchissent sur la gestion améliorée et durable de la pêche et de l’aquaculture

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Image utilisée juste à titre d'illustration

30 novembre 2016 (lepaysan.ci) Les délégués des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prennent part lundi et mardi à Lomé à un colloque régional sur la pêche, l’aquaculture et les systèmes d’information des pêches en Afrique de l’Ouest.

L’objectif de la rencontre de Lomé, est de renforcer les capacités des institutions et des acteurs de la région en vue d’une gestion améliorée et durable de la pêche et de l’aquaculture en Afrique de l’Ouest.

Elle offrira un espace d’échange d’expérience et de réflexion sur des thématiques d’intérêt régional dans le secteur. Le colloque permettra également d’identifier des pistes d’action et de collaboration entre les acteurs en vue d’améliorer la gestion de la pêche et de l’aquaculture.

Les discussion du colloque portent sur plusieurs thèmes, notamment « l’état des lieu des pêches et des ressources halieutiques de l’Afrique de l’ouest », « la collecte des informations et systèmes d’information régionaux », « le développement de l’aquaculture en Afrique : défis et enjeux actuels et futurs ». Il est aussi prévu une table ronde sur « Quel avenir pour les pêches artisanales continentale et maritime ouest-africaine ? »

Pour le commissaire chargé du département de la Sécurité alimentaire, de l’Agriculture, des Mines et de l’Environnement, Ibrahima Dieme, la mise en œuvre de la Politique agricole de l’Union (PAU) adoptée en 2001 repose sur l’exécution de plusieurs programme dont celui du développement de la pêche et de l’aquaculture.

Selon lui, ce programme vise à créer les conditions pour une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture dans l’espace UEMOA, à travers un processus de coordination et d’harmonisation des politiques nationales des pêches, dont la mise en œuvre a conduit à plusieurs résultats, à savoir : la création d’un comité consultatif sur l’harmonisation des politiques et des législation des Etats membres de l’UEMOA en matière de pêches et d’aquaculture, l’adoption de la directive du 25 septembre 2014 portant sur le régime commun de gestion des ressources halieutiques dans les Etats membres.

Le commissaire a également évoqué l’adoption de la directive du 28 juin, instituant un régime commun de gestion de suivi, de contrôle et de surveillance de pêches au sein de l’UEMOA, l’adoption d’une stratégie régionale de négociation des accords de pêches au sein de l’Union et la mise en place d’un système d’information régional des pêches et d’une méthodologie harmonisée de collecte et de traitement des données statistiques.

Le ministre de l’Environnement, André Johnson, représentant son collègue en charge de la Pêche, a relevé que la gestion des ressources halieutiques est confrontée à de nombreux défis, notamment la recrudescence des activité de surpêche, le prélèvements anarchique de la pêche illégale, la faiblesse des systèmes de gestion des efforts de pêche, du contrôle et de la surveillance des opérations de pêche, la prolifération des organisations d’acteurs professionnels jouant le rôle d’interface entre le gouvernement et les communautés des pêcheurs.

Il préconise que des zones de réserves marines protégées et des outils de gestion adaptées sous l’égide des communautés économiques soient mises en place. « Cela induirait de facto une convergence des corpus juridiques et des volontés poliques dans une même zone afin d’éviter le pillage des territoire plus libéraux », a-t-il conclu.

L’UEMOA regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.