Les pays africains doivent renforcer leurs politiques de gestion des terres, selon les experts réunis à Kigali

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24 novembre 2016 (lepaysan.ci) Pour préserver la biodiversité et dynamiser la croissance socio-économique, les gouvernements d’Afrique subsaharienne doivent mettre un point d’honneur à gérer plus rigoureusement leur patrimoine foncier. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les experts environnementaux qui participaient les 21 et 22 novembre à la 10ème réunion des ministres des Ressources naturelles des pays d’Afrique orientale et australe, à Kigali.

« Cette conférence ministérielle de deux jours a fourni une plateforme de dialogue entre les responsables gouvernementaux de la région d’Afrique orientale et australe impliqués dans l’administration des terres et la planification de l’espace, concernant les défis et opportunités liés aux terrains, à l’urbanisme et à la planification territoriale », précise le site d’information Xinhua.

Destiné à réfléchir sur les moyens d’utiliser la technologie dans la gestion des terres pour favoriser l’économie, protéger l’environnement et gérer efficacement les espaces dans la région, ledit forum a permis aux responsables de prendre conscience de l’enjeu de la gestion foncière en Afrique subsaharienne.

Selon Hussein Farah, ex-directeur général du Centre régional pour la cartographie des ressources pour le développement (RCMRD), « des politiques de gestion des terres appropriées seront importantes pour mettre en œuvre les Objectifs du développement durable et les protocoles sur les changements climatiques ».

Abondant dans le même sens, le président burundais Pierre Nkuruzinza a rappelé la responsabilité des gouvernements dans le processus de sécurisation des terres. « Une gestion durable des terres nécessite un soutien fort du gouvernement car cela aiderait dans la prise de décision au niveau des communautés et du pays. Les gouvernements peuvent aider à limiter les activités illicites sur les terres, et renforcer la capacité des dirigeants de communautés à gérer les conflits », s’est-il exprimé.

 Source : www.agenceecofin.com