Olam répond aux critiques concernant son implication supposée dans la déforestation au Gabon

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Image d'archive utilisée juste à titre d'illustration

13 décembre 2016 (lepaysan.ci) Le singapourien Olam International fait face à de nombreuses critiques internationales concernant ses activités dans l’huile de palme au Gabon. A en croire un rapport accusateur publié par la compagnie américaine Mighty Earth et l’Ong Brainforest, les plantations de palmiers à huile gérés par Olam seraient le principal moteur de la déforestation au Gabon, dans la mesure où celles-ci résultent de la conversion des surfaces forestières en superficies agricoles.

Si l’argument écologique est celui mis en avant dans le rapport intitulé « La Boite Noire de l’Huile de Palme », pour la compagnie, c’est la raison économique qui prime. Selon, Sunny Verghese, Co-Fondateur et PDG du groupe Olam International, le « Gabon a le droit et l’urgence de développer son secteur agricole pour diversifier son économie, améliorer sa sécurité alimentaire pour nourrir sa population et pour créer de nouvelles opportunités de subsistance, tout en protégeant ses forêts naturelles ».

En outre, affirme-t-il « les plantations de palmiers d’Olam au Gabon se développent d’une manière responsable envers l’environnement et la société en contribuant à chacun de ces objectifs. Notre approche cherche à trouver un équilibre entre l’établissement des plantations de palmiers et la protection des forêts naturelles. En effet, nous conservons et protégeons dans nos concessions, les forêts de Haute Valeur de Conservation ayant une surface plus grande que la surface totale de nos plantations ».

Selon le rapport, Olam, n’aurait pas en réalité, de politique visant à prévenir la déforestation dans ses projets. La compagnie refuse d’adhérer à une politique de zéro déforestation selon la méthodologie HCSA (Approche par les Stocks de Carbone Elevés). Ce standard a pour but d’identifier et d’éviter la déforestation de zones forestières capables de stocker une grande quantité de carbone dans l’atmosphère ou abritant une biodiversité animale ou végétale.

Si la compagnie ne remet pas en cause cette méthodologie, elle note que « faire démarrer des plantations à haut rendement exige une base initiale de terre appropriée ». Par ailleurs, poursuit-elle dans un communiqué officiel, « étant donné que la plupart des terres non forestières au Gabon est en forme de savane ou de terrains marécageux qui ne sont pas très fertiles, il y a réellement un manque de terrain non forestier pour démarrer un tel développement ». Et de conclure : « Il est donc nécessaire d’inclure certaines terres forestières hautement dégradées. Olam ne peut pas s’engager à une politique de zéro déforestation qui dépend de l’approche HCSA, vu les contraintes des terrains disponibles au Gabon ».

Source : www.agenceecofin.com