Journée de l’acheteur d’anacarde: La fédération s’engage à lutter contre la fuite vers le Ghana

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Dr Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil du Coton et de l'Anacarde

03 décembre 2017 (lepaysan.ci) « Les fuites de l’anacarde vers les pays limitrophes tels que le Ghana sont chiffrées à 130 000 tonnes en 2015 et à 71 000 tonnes en 2016. Ces chiffres importants non seulement causent d’énormes pertes financières à notre pays mais faussent les calculs sur les données de la production annuelle que chaque pays fait ».

Cette révélation a été faite par Adama Coulibaly, Directeur Général du Conseil du coton et de l’anacarde (Cca), au cours de la première journée nationale de l’acheteur d’anacarde qui a été organisé, dimanche dernier, au centre culturel Jacques Aka de Bouaké par la Fédération nationale des acheteurs et coopératives d’achat d’anacarde de Côte d’Ivoire (Fenacaci).

Cette journée avait pour le thème: «  L’importance de l’acheteur d’anacarde dans l’émergence de la Côte d’Ivoire ».

Face à ces fuites qui causent d’énormes préjudices à l’économie, Vakaba Koné, secrétaire général 1 de la préfecture de Bouaké, représentant Konin Aka, préfet de la région de Gbêkê, préfet du département de Bouaké, a interpellé, au-delà des acheteurs, tous les acteurs de la filière. « Nous vous demandons de faire la police en votre sein, en vous débarrassant des brebis galeuses afin qu’ils ne viennent pas ternir votre image », a-t-il martelé.

Quant à Nicolas Djibo, Maire de la commune de Bouaké, il a insisté sur la transformation d’une bonne quantité de notre anacarde. Car c’est en cela, selon lui, que l’acheteur pourra contribuer davantage à l’émergence de notre pays. « Cela donnera de la valeur ajoutée à notre économie par la création de nombreux emplois en plus de ceux qui existent déjà », a-t-il soutenu.

Aussi, certains acteurs de la filière anacarde qui sont intervenus ont évoqué la question de la qualité du produit que la Côte d’Ivoire exporte. Si le pays est fier d’être le premier producteur mondial de l’anacarde avec une production annuelle qui oscille entre 600 000 et 800 000 tonnes, cependant, la qualité laisse à désirer.

Face à cette situation, Djakaridja Koné, président de la Fenacaci et ses collègues acheteurs disent avoir pris bonne note pour l’amélioration au niveau de la qualité.

C’est ainsi qu’ils ont annoncé la création d’un comité de surveillance regroupant tous les acteurs et qui aura la responsabilité de lutter contre la fuite de l’anacarde ivoirien vers les autres pays, l’organisation de séance de sensibilisation et de formation à l’endroit des producteurs et des acheteurs afin qu’ils mettent sur le marché des produits bien séchés et bien triés, des séances de formation dans le domaine de la gestion des responsables des coopératives, une nuit sera organisée pour récompenser les meilleurs acteurs de la filière, etc.

Source : fratmat.info