Filière mangue : un expert évoque les implications de la crise phytosanitaire de 2014

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27 janvier 2017 (lepaysan.ci) La crise phytosanitaire dans laquelle la filière mangue se trouve confrontée depuis 2014, a conduit au lancement du Projet d’appui au plan régional de lutte et de contrôle des mouches de fruits en Afrique de l’Ouest (PLMF),, a indiqué son coordonnateur, El Hadj Oumar Dieng.

Depuis 2014, la mangue traverse « une crise phytosanitaire due à la mouche Bactrocera dorsalis, responsable de dégâts pouvant atteindre jusqu’à 100% des vergers dans certaines zones du pays », a-t-il expliqué, jeudi, au cours d’un séminaire-atelier tenu à Bambilor (Sénégal)

Il tirait le bilan des activités réalisées en 2015 et 2016, dans le cadre de la mise en place du Projet d’appui au plan régional de lutte et de contrôle des mouches de fruits en Afrique de l’Ouest.

Le Projet d’appui au plan régional de lutte et de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’Ouest, né dans ce contexte de crise phytosanitaire provoquée par la mouche ‘’bactrocera dorsalis’’, a pour objectif de « lutter contre la prolifération de ces nuisibles’’ pour limiter leurs dégâts.

Selon M. Dieng, par ailleurs expert à la Direction de la protection des végétaux (DPV), au niveau national, « l’efficacité de la lutte doit reposer sur des actions de renforcement de capacités, de surveillance et de lutte internes harmonisées ».

Selon lui, le PLMF vise l’amélioration des revenus des producteurs de fruits et légumes, particulièrement des petits producteurs, pour contribuer à la sécurité alimentaire dans la sous-région et à la réduction de la pauvreté.

Dans cette perspective, des traitements consistant en des « lâchers de 58 500 parasitoïdes/09’’, ont été effectués de juin à décembre 2016 dans plusieurs localités concernées, dont Sindia (Mbour), Bourofaye, Djibélor et Diouloulou (Casamance).

El Hadji Oumar Dieng, a par ailleurs déploré le non démarrage des activités de surveillance et de lutte, en raison d’un retard enregistré dans la mise en place des produits et équipements, ajouté à une lenteur dans les procédures de passation des marchés.

Il a en outre déploré « la faible participation des producteurs dans les séances d’animation au niveau des vergers pilotes, à cause de la non prise en charge de la restauration et des frais de déplacements, ce qu’il faut corriger pour mieux les impliquer ».