Des produits africains reconnus par des signes de qualité !

98
70 tonnes de poivre blanc sont produites chaque année autour de Penja, au Cameroun

06 décembre 2017 (lepaysan.ci) Le poivre de Penja et le miel d’Oku, produits au Cameroun, et le café Ziama-Macenta, produit en Guinée, sont reconnus en Indication géographique protégée. Les IGP développées en Afrique, dans le cadre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) sont des labels de qualité analogues aux IGP et AOP définies dans le cadre des politiques européennes de la qualité et de l’origine des produits agroalimentaires.

« Les Indications géographiques protégées (IGP) permettent de valoriser et de préserver les savoir-faire nécessaires à l’élaboration de produits agricoles spécifiques à une géographie, à un terroir donc à une culture rurale. C’est un outil de protection de la qualité des produits et de l’économie de ce terroir »,  explique Jean-Luc François de l’Agence française de développement (AFD).

Les trois premiers produits africains qui bénéficient d’une Indication géographique :

  • Le poivre de Penja fait partie des poivres d’exception, tout à la fois parfumé et puissant. 70 tonnes de poivre blanc sont produites chaque année autour de Penja, au Cameroun, par environ 300 producteurs. Les exportations se montent à 16 tonnes.
  • Le miel d’Oku est blanc à clair, naturellement crémeux, frais en bouche avec des arômes de fleurs et d’agrumes. Il est issu de la forêt protégée Kilum-Ijim, haut lieu de biodiversité, sur les flancs du mont Oku. Six cents apiculteurs produisent 20 tonnes de miel blanc d’Oku.
  • Le café Ziama-Macenta présente une saveur acidulée, peu d’amertume, une intensité aromatique élevée et persistante. Ce café est cultivé en plantations agro-forestières sur le Mont Ziama, en Guinée.

Pour les 17 États membres de l’OAPI, en Afrique de l’Ouest et du Centre, la reconnaissance de produits locaux originaux, réputés et ancrés aux territoires est un enjeu important, à la fois pour la reconnaissance et la protection de leur patrimoine et en tant qu’outil de développement économique. L’indication géographique peut, en effet, permettre aux produits ayant une qualité ou une réputation spécifique d’affirmer leur identité, de structurer une organisation économique et de développer leur valeur ajoutée. Les filières concernées étant souvent le fait de petits producteurs, cet enjeu est réel en termes de réduction de la pauvreté.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre possède de nombreux produits d’origine appréciés. Comment les reconnaître, les protéger et les promouvoir ? C’est l’objectif du projet Pampig 2 conduit par l’OAPI, en collaboration avec le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’Agence française de développement (AFD) et Business France.