Avenir du cacao : De grandes décisions prises à Bruxelles

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12 août 2017 (lepaysan.ci) Bruxelles a abrité deux rencontres distinctes importantes sur l’avenir du cacao, selon un communiqué de presse de l’organisation internationale du cacao (ICCO) dont nous avons reçu copie.

La première rencontre se rapporte au Groupe de travail sur la révision de l’accord international de 2010 sur le cacao. Ce groupe a été remis en cause. C’est la substance de la réunion dudit groupe qui s’est tenue les 17 et 18 juillet 2017 à Bruxelles en Belgique, au Secrétariat du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Selon le communiqué, «les discussions ont abouti au constat que ledit accord comporte des failles qui ne lui permettent plus de répondre idéalement aux enjeux auxquels fait actuellement face le secteur cacaoyer mondial ». Par conséquent, deux hypothèses sont à envisager, précise le communiqué.

Il s’agit de «maintenir en vigueur l’Accord international sur le Cacao de 2010, mais en corriger certaines dispositions conformément à son article 63, pour en améliorer la pertinence. Le second, vise à débuter le processus de renégociation d’un nouvel accord. Dans un cas comme dans l’autre, la compilation des commentaires des membres à ce sujet sera soumis au comité administratif et financier et la décision finale sera prise par le Conseil International du Cacao lors de ses réunions en Septembre 2017 ».

Quant à la seconde rencontre, initiative du conseil international du cacao, elle s’est déroulée les 19 et 20 juillet 2017, elle a réuni les représentants des pays-membres importateurs et exportateurs de l’ICCO, de l’industrie et du commerce du cacao, ainsi que les organisations de développement. La plateforme multipartite sur l’évolution du marché du cacao était l’équation principale de ce rendez-vous des acteurs. Il s’est agi de réfléchir essentiellement sur la question de la chute des prix, son impact négatif sur les revenus des cultivateurs et les pays producteurs, et les mesures pour répondre à ces enjeux. Les décisions suivantes ont été prises. Il est ressorti des discussions de nombreuses décisions. Au nombre de celles-ci, le besoin d’une nouvelle approche. La plateforme a demandé à toutes les parties de mettre en place un nouveau cadre international de coopération et des actions de court et de long terme visant à assurer des moyens de subsistance durables aux cultivateurs de cacao et la durabilité de la chaîne de valeur cacaoyère, en accord avec les objectifs de développement durable des Nations Unies. A cet égard, les représentants des gouvernements recommandent une révision de l’accord international sur le cacao de 2010.

Une autre décision, a trait à la durabilité de la production du cacao. Sur ce chapitre, la plateforme a reconnu le besoin d’une meilleure coordination des politiques nationales de production et des programmes dans les pays producteurs de cacao pour assurer un approvisionnement qui aille de paire avec les projections de demande mondiale. En plus, il a été aussi préconisé la diversification des revenus. Cette option permet de mitiger les effets néfastes des fluctuations des prix du cacao et augmenter la résilience des agriculteurs et leurs moyens de subsistance.

L’autre recommandation, a porté sur la modernisation du secteur cacaoyer. Sur la question, toutes les parties prenantes ont été invitées à investir dans la professionnalisation et l’autonomisation des cultivateurs de cacao. En outre, la plateforme a réclamé plus de transparence dans les opérations du secteur du secteur cacaoyer, en particulier une coopération plus étroite entre les acteurs du marché pour permettre un meilleur accès à l’information.

Source : L’Intelligent d’Abidjan