AGNEROH Amari Raphael : Le PSAC comporte un volet transformation d’anacarde

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AGNEROH Amari Raphael Cordonnateur du PSAC

En marge de la deuxième édition du Salon International des Equipements et des Technologies de Transformation d’Anacarde (SIETTA) qui se tient au Palais de la Culture d’Abidjan du 17 au 19 novembre 2016, le Coordonnateur Général du Projet d’Appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC) Monsieur AGNEROH Amari Raphael a reçu l’équipe de www.lepaysan.ci pour donner les raisons de la participation du PSAC à ce salon. Entretien

1) Bonjour Monsieur le Coordonnateur Général, pouvez-vous nous situer les enjeux de votre participation à ce salon ?

Agneroh Raphael : Bonjour, je vous remercie pour l’opportunité que vous offrez de m’exprimer sur votre portail.

Le Projet d’Appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC) participe au SIETTA car il comporte en son sein un volet transformation de l’anacarde et appui aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) pour la transformation d’anacarde.

Par ailleurs, le PSAC apporte son soutien aux organisations de producteurs agricoles, aux sociétés coopératives qui interviennent également dans la transformation d’anacarde.

En plus du volet transformation, le PSAC travaille en amont dans le domaine de la recherche en collaborant avec  le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), des instituts de recherche agronomique, des universités dans la sélection de variétés plus productives avec des caractéristiques commerciales plus intéressantes pour améliorer le produit.

De même, le PSAC encourage les sociétés coopératives à se mettre en interprofession pour mieux s’organiser afin de pouvoir discuter avec l’Etat de Côte d’Ivoire et les partenaires extérieurs. Voilà entre autres les raisons qui ont milité à notre participation à cette deuxième édition du SIETTA.

Enfin, il est important de souligner que nous avons donné la priorité aux Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) et aux PME d’utiliser notre stand pour présenter leurs activités et produits, une manière pour nous de permettre à ces organisations de communiquer et leur offrir l’occasion de se faire des marchés.

2) A une année de la fin du projet, quel bilan pouvez-vous faire du PSAC au niveau de la filière anacarde?

Agneroh Raphael : A un an de la fin du projet, au niveau de l’anacarde nous pouvons dire que nous avons formé et conseillé 40.000 producteurs dans le Gbêkê, le Hambol et le Gontougo. Nous avons également réhabilité 350.000 kms de pistes dans les mêmes zones et sommes entrain d’entretenir maintenant 600 kms.

Le PSAC a aidé le Conseil du Coton et de l’Anacarde à mettre en place une plateforme de recherche sur l’anacarde qui a permis d’établir un programme national de recherche agronomique sur l’anacarde que nous allons financer.

Par ailleurs, le PSAC a apporté un financement  au Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) pour la mise en place du système d’informations des marchés. C’est un système qui permet au CCA d’identifier à tout moment les produits qui quittent la brousse pour venir vers les bords et donne aussi des informations aux paysans sur les prix du marché.

En somme, le PSAC collabore véritablement de manière efficace et intelligente avec le Conseil du Coton et de l’Anacarde pour développer ce secteur qui est neuf et  présente beaucoup de chantiers et perspectives.

Propos recueillis par D.S (lepaysan.ci)