Construction d’un abattoir industriel à bétail à Anyama : les choses se précisent, 21 milliards à investir

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07 février 2016 (lepaysan.ci) La construction d’un abattoir industriel à Anyama était au centre d’une rencontre le mardi 02 février 2016. Une délégation du Bureau National d’Etude Technique et de Développement (BNETD) a été reçue à Anyama par le Maire pour une séance de travail technique avec des propriétaires terriens du site à Yapokoi. Ce village doit accueillir le Complexe-Marché à Bétail d’Anyama composé d’un abattoir industriel et d’un marché à bétail.

En effet, il s’agit d’un projet qui vise à regrouper les activités de commercialisation et d’abattage du bétail de la ville d’Abidjan et de ses banlieues au niveau d’un centre unique bien localisé en périphérie urbaine (dans la commune d’Anyama, à 28 km au Nord d’Abidjan) et répondant aux normes de qualité préservant l’hygiène de la population.

Les échanges entre le BNETD  et la municipalité ont porté sur les garanties de réalisation efficiente de l’ouvrage, notamment la purge des droits coutumiers, ainsi que la qualité de la viande qui y sera traitée.

Pour rappel, Le groupe américain Century group corporation avait obtenu auprès du gouvernement ivoirien, le 22 janvier 2009, le marché de concession pour la réalisation dudit complexe.

Grâce à une convention BOO (build own operate) entre le Century group corporation et l’Etat ivoirien, l’opérateur devrait réaliser les travaux de construction sur fonds propres et gérer l’infrastructure qui sera par la suite rétrocédée à la Côte d’Ivoire, une fois les fonds investis recouvrés.

Fiche Technique

Ce complexe comprendra abattoir moderne frigorifique, respectant les normes internationales d’hygiène, et sera bâtie sur une superficie de 41 hectares. D’un coût de d’environ 21,200 Milliards de FCFA, le chantier prévoit l’aménagement d’une zone de pâturage de 187 hectares pour les animaux en transit au marché à bétail.

L’abattoir devrait avoir une capacité d’abattage de 745 bovins et 425 petits ruminants par jour. Il devrait surtout contribuer à améliorer la qualité hygiénique de la viande vendue dans le District d’Abidjan et à réduire le coût de cette denrée alimentaire pour les ménages.