SIETTA 2016: Mme Touré Massogbè et 7 transformateurs reçoivent des subventions

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Le Premier Ministre Kablan DUNCAN pose avec les récipiendaires

16 novembre 2016 (lepaysan.ci) Le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan a ouvert, , la 2ème édition du SIETTA Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde le jeudi 17 novembre 2016 au palais de la Culture de Treichville. Ce salon se tient du 17 au 19 novembre sur le thème : «Une industrialisation de la filière anacarde citoyenne pour une Côte d’Ivoire nouvelle».

Mme Touré Massogbè, responsable d’une entreprise de transformation de l’anacarde a reçu une subvention de 6 millions de FCFA. Sept autres transformateurs ont également reçu des subventions pour le développement de leurs activités, pour un montant global d’environ 840 millions de FCFA.

Dans son adresse, Daniel Kablan Duncan a rappelé l’objectif du gouvernement ivoirien pour la filière anacarde, à savoir transformer 100% de la production locale d’ici à 2020 : «Malgré la forte croissance observé sur le continent, la contribution de la production manufacturière dans la création de richesses et de valeurs ajoutées a malheureusement peu évoluée, la part de cette production manufacturière n’excédant pas 10%. Face à ce constat, il est impérieux pour l’Afrique de s’engager résolument et fermement sur la voie de son industrialisation pour tirer un meilleur profit de son énorme potentiel (…)

Dans ce sens, elle doit œuvrer à l’amélioration de la productivité des facteurs de production, au développement des compétences humaines et à la promotion d’un climat des affaires propice aux investissements. Elle doit également bâtir des stratégies visant à accélérer son industrialisation et la transformation de ses matières premières afin de créer les conditions d’une croissance forte, durable et inclusive.

Pour accélérer son industrialisation, l’Afrique doit intégrer au rang de ses priorités de développement industriel, la promotion de l’agro-industrie compte tenu des ressources agricoles dont elle est abondamment pourvue.

 A ce titre, le cajou constitue l’un des produits dont il nous faut développer la transformation, eu égard à son potentiel de création de valeur ajoutée, d’emplois et de richesses et à son impact sur les autres secteurs industriels notamment celui des emballages, de la logistique, et du transport».

Ce salon doit être, selon Daniel Kablan Duncan, l’occasion de porter un regard critique sur la question du financement de l’industrie du cajou, d’autant plus que la Côte d’Ivoire est le premier producteur et exportateur mondial de noix de cajou avec 702. 510 tonnes en 2015, soit 24, 22% de l’offre mondiale.

Création d’un Conseil international consultatif du cajou

En marge de ce salon, le ministre Ivoirien de l’Industrie et des Mines, Jean-Claude Brou et ses homologues venus du Bénin, du Burkina Faso , du Cameroun, de la Guinée-Conakry, du Ghana, de la Guinée-Bissau et du Togo ont mis sur pied un organe dénommé : ‘’Conseil international consultatif du cajou’’, dont le siège est à Abidjan et le Secrétariat exécutif assuré par la Côte d’Ivoire.

Le Directeur Général du Conseil du coton et de l’anacarde, Dr Adama Coulibaly a remercié l’ensemble des équipementiers présents, dont le nombre est passé de 10 en 2014 à 29 pour cette deuxième édition. Il a exhorté les acteurs de la filière-anacarde à se « tourner vers l’avenir en faisant de la transformation de la noix de cajou, une priorité».